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Un fils du pays !

Celui qui a inscrit le premier nom de la longue liste des vainqueurs en slalom de la compétition, c’est lui. Ce fils d’agriculteur, originaire du pays, a connu le tourbillon de la compétition internationale sans que sa famille s’y soit préparée : « Pour mes parents, le ski ça ne servait qu’à se déplacer. On habitait au Fornet, ils mettaient les skis pour descendre à la messe le dimanche et c’est tout ! Ils ne faisaient même pas de ski dans la journée pour s’amuser. Vous pensez, quand je partais en voyage, en Suède ou ailleurs, ils trouvaient ça énorme et ils se faisaient beaucoup de soucis. Ma mère me mettait toujours du pain béni dans les poches. Avant, à la st Antoine, on bénissait les chevaux et le pain, et j’en avais toujours dans ma poche. ça m’a porté bonheur car je ne me suis jamais vraiment blessé gravement. ».

Aidé par Oreiller, j’ai participé aux Jeux Olympique d’Oslo en 1952 et aux Championnats du monde en 1956 d’Are en Suède. « A Are, ça s’est mal passé, j’étais blessé. Ça a été la fin de ma carrière. Après j’ai fait le moniteur parce que j’avais besoin de gagner ma vie». « On voyageait beaucoup en train et un jour, avec Henri Oreiller, en revenant de Kitzbühel, on a fait tout le voyage sur nos sac parce qu’il n’y avait plus de places ».

Puis, beaucoup plus tard, dans les années 60, le Club des sports de Val l’engage en tant qu’entraîneur où il partagera sa passion de la victoire et de la glisse avec les sœurs Goitschell et Jean Claude Killy : « Dès ses 12 ans, j’avais vu que Marielle Goitschell avait quelque chose en plus que les autres, de la motivation et un certain don ».
Retour au Critérium : Nous sommes en 1955, sur le massif de Solaise. « La neige était tombé très tard, je crois qu’on a couru le Critérium entre le 15 et le 20 décembre. C’était sur le stade du Legettaz mais on partait de plus haut. C’était une ambiance gaie et joyeuse, de camaraderie. Il n’y avait pas d’arrières pensées, de chèques au bout » nous dit le champion en rajoutant « je skiais sur des skis en contreplaqué de 2 m07 de long. Tous les gens de Val étaient venus assister à la course. Il n’y avait pas beaucoup de touristes mais, malgré cela, il y a eu beaucoup de spectateurs. Les résultats avaient été donnés le soir à l’hôtel Parisien en présence d’un seul journaliste, Philippe Gossot du Dauphiné. J’ai dû garder la coupure de presse ! »

Aujourd’hui, Firmin n’a pas rangé ses planches : « Je skie toujours. Je prends beaucoup de plaisir à faire quelques descentes et même un peu de poudreuse ». Sa modestie lui interdit de dire qu’il côtoie aussi encore les jeunes skieurs qui viennent chercher auprès de lui le conseil d’un « maître ».

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Club des Sports de Val d’Isère
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